Samedi 08 Octobre à 20h30


Sand Flaubert

Avec: Aline Gross-Batiot et Stéphane Bouvet



Sand et Flaubert : Correspondance


Deux « amis de cœur... »

Deux « monstres » de la littérature du XIXème siècle, si différents dans la conception de leur travail, de l’écriture et de la vie elle-même...et si étonnamment admiratifs et respectueux l’un de l’autre, si proches, voire intimes.

Les montrer dans leur quotidien, si humains, si semblables à nous avec leurs « bobos », leurs ennuis, leurs coups de gueule, leurs tendresses, leurs deuils.

Exprimer à travers leurs lettres le lien puissant et indéfectible qui transcende l’opposition de ces deux êtres et qui les unira jusqu’à la fin.

Camaraderie, tendresse, amour ? Qui sait ? Elle le supplie de venir à Nohant, il résiste, reporte... Le voyage se fera-t-il enfin ?!

 

« Pouvoir dire toute sa vie... »

Faire entendre leurs échanges d’idées sur leurs contemporains, la société, la guerre, leurs visions prophétiques...où l’humour côtoie la confidence.

Et pourtant en pleines créations littéraires av ec leur lot de répulsions, de vomissements.

C’est un dialogue à cœur ouvert, simplement humain, un « chef d’œuvre de sensibilité » selon le mot de RenéDumesnil.

 

Aline Gross-Batiot Stéphane Bouvet


Il s’agit d’une lecture de lettres authentiques, soit dans leur intégralité soit par extrait s, de ces deux célèbres écrivains (entre 1863 et 1871).

Mais pas d’une simple lecture ! Ce spectacle est une approche vivante, parfois enjouée de ce sujet, utilisant non seulement la lecture mais aussi le jeu – certaines lettres étant exprimées sous forme de répliques voire de scènes où les comédiens ...de simples passeurs des mots deviennent de véritables interprètes des « personnages » !

De plus des images sont projetées à l’écran, lettres scannées , portraits, photos ou documents, (par exemple Premières de couverture d’œuvres des auteurs) de façon sobre et dépouillée.

Le spectateur suit ainsi George Sand et Gustave Flaubert au fil des années. Il met en relation l’intime, le quotidien, et l’époque...jusqu’à la guerre de 1870, ce qui permet de mettre en perspective les réflexions de ces grands artistes sur leur temps.

La musique vient parfois « soutenir » des textes ou permettre un intermède, une « respiration »... Chopin, Strauss, Varèse, Schaeffer... accompagnent ce « voyage ».

Ainsi ce spectacle offre par la variété de sa mise en scène l’agrément de (re) découvrir ces deux monstres littéraires de manière sensible, vivante, accessible à tous


Aline Gross-Batiot

 

Amoureuse des lettres et du théâtre elle entame sa formation de comédienne sous la direction de Marie Gwenn de 1997 à 2002 au Centre Culturel de Vitré (35) où elle explore un répertoire allant de Marivaux à Calaferte. Elle la poursuit par divers stages, animés, entre autres par J-Luc Paliès (Lecture au pupitre) P. Minyana (Du texte au plateau) cours de chant et stages liés à la voix, tels que « Théâtre et voix » par G. Santi ou « Voix corps et mouvement » par J Pisani.

En 2002 elle crée sa propre compagnie « le Théâtre de l’Escarpin » et s’engage assidument sur

la voie qui est désormais la sienne : théâtre et lecture publique.

 

La Comédienne

Des rencontres d’auteurs seront déterminantes sur ce chemin : Guy Foissy qui la remarque dans l’une de ses interprétations et l’encourage fermement à continuer, lui proposant de nombreux textes, et notamment la pièce de Jeannine Worms :« La Recette », Robert Poudérou qui la sollicite dans le cadre de son festival Mémoire des Humbles avec« LaFemme-Silence», Bernard da Costa qui lui confie sa pièce « Magnificat », Israël Horovitz qui salue son interprétation « juste et sensible » dans sa « Cat Lady ».

Citons quelques-unes de ses interprétations entre 2002 et 2013 :

« Le Bel Indifférent » de Cocteau, « André » de Minyana, « J’ai joué à la marelle, figure -toi » de D Bonal, « Duos pour Deux » et « la Femme-Silence » de G. Foissy (spectacle joué dans plusieurs théâtres parisiens), « Magnificat » de B. da Costa (mise en scène : Stéphane Bouvet)

 

La Lectrice

Parallèlement, elle approfondit la lecture à haut e voix et particulièrement de lettres, à Vitré danslecadredes«Sévignales»,festivaldelacorrespondancecrééparlaville...aucœurdu «fief»deMadamedeSévigné.C’estlàqu’ellerencontreFrançoiseHamelquiàsontourl’inciteà poursuivre en allant puiser à Grignan matière à enrichir son parcours. Ca r l’épistolaire reste son domaine de prédilection. Domaine qu’elle ne quittera plus.

C’est ainsi qu’elle crée « Algérie, je t’écris », commande de la Médiathèque de Vitré, accompagnée à la guitare et au chant par Arezki Benouffella. Puis elle est mise en scène par Ségolène Chailley dans une lecture mise en espace et en musique, par le Conservatoire de Vitré, de lettres de Madame de Sévigné.

Forte de ces expériences, elle décide de monter son propre spectacle« Je t’écrirai de là-bas», correspondances de « Malgré-Nous », spectacle qui tourne en Alsace depuis 2012 avec succès- notamment à l’Illiade, Centre Culturel d’Illkirch où il fait salle comble deux soirs de suite - au point qu’elle est sollicitée par Barbara Hesse, Directrice du Mémorial de Schirmeck pour créer une lecture de lettres de « Malgré-Elles » lors d’une journée d’hommage à celles-ci : ce sera «Jours de peines», le28 septembre 2013 au Mémorial en présence de nombreuses survivantes bouleversées.

Se pencher sur le duo Sand Flaubert à travers les 800 pages de leur correspondance était à la fois un vieux rêve et un nouveau défi : elle s’y attelle, sélectionne les textes, construit la lecture, part à Nohant s’imprégner du lieu et de l’histoire de celle qu’elle admire et souhaite incarner et entraîne dans cette nouvelle aventure ce normand d’origine – un Flaubert tout trouvé !- et complice de scène : Stéphane Bouvet !


Stéphane Bouvet

 

Il est né en Normandie un samedi de printemps, avant de regagner Maisons-Alfort où il a grandi.

 

Le comédien

Il apprend l’art dramatique à l’école Michel Granval. Il en sort avec le premier prix de comédie. Il apprend aussi la réalisationauConservatoireLibreduCinémafrançais(son

court métrage d’étude, en compétition avec une soixantaine d’autres, remporte trois prix sur cinq). Encore en cours d’art dramatique, il est repéré pour interpréter Nat Ackerman dans l’adaptation d’une pièce de Woody Allen, auThéâtre Sorano. C’est le jour de ses 24 ans, qu’il commence sa carrière de comédien sur la célèbre scène de Vincennes. Avant la fin de sa formation il enchaîne avec une série de représentations avec Denise Bonal et Georges Werler au Theâtre de l’EstParisien,(actuelTarmac):«C’estlaviequandmême».AuFestivald’AvignonEmmanuelle Simon lui propose « Décalcomanie » une créati on contemporaine montée dans des conditions professionnelles.

Pourquoi s’arrêter pour le mois d’ao ût ? Avec ses camarades de classe, il sillonne les routes du sudàlamanièredeMolière,présentantunspectacledepiècescourtes deRolandDubillardet Sacha Guitry, sur les places de marché, les salles des fêtes...Dès septembre, le voici engagé pour une nouvelle aventure : « Vol au-dessus d’un nid de coucou », spectacle remarqué, puisqu’on le retrouve au Théâtre de l’Oeuvre et ce jusqu’à l’été, dans une pièce sur l’Algérie,«Pendant que vous dormiez ». C’est à ce moment-là, un an à peine après être sorti du cours d’art dramatique, et avec déjà cinq pièces en 14 mois, que Stéphane Bouvet, décroche son statut de comédien professionnel. Il ne le quittera plus : le voici donc à 25 ans de carrière !

Il a joué dans une soixantaine de pièces à Paris, banlieue, régions, à l’étranger, citons : «Bal- trap»deXavierDurringer,;«Lefouduclown»deRobertPoudérou,«Passage»deChristoph Hein, des pièces de répertoire comme « Mon Isménie » d’Eugène Labiche, « Baroufe à Chioggia » de Carlo Goldoni sans oublier « Le Médecin malgré lui » de Molière. Très à l’aise aussi dans la comédie, on lui confie des rôles dans des comédies de mœurs : « Fais une pause on est dimanche » d’Eliane Gallet, « Une chance au lavage » d’Elias Achkar.

 

Le Metteur en Scène

C’est parce qu’il mettait déjà en scène ses cama rades de cours qu’on lui propose de monter « Pour un oui ou pour un non » de Nathalie Sarraute à Nanterre. La saison suivante la chorale populaire de Paris lui commande « Le savons- nous encore » toujours à Nanterre. Ainsi une bonne quinzaine de mises en scène, nous citerons : « Le baiser de la veuve » d’Israël Horovitz,

« Magnificat » de B da Costa, « Inventaires » de P Minyana. Aussi à l’aise dans les grandes fresques historiques, dans le drame intimiste que dans la franche comédie, on lui a passé commande de plus d’une vingtaine de pièces à mettre en scène. Sa réputation a franchi les frontières, puisqu’une production Belge, l’a engagé deux fois, pour monter d’abord « Race ! » puis « Des pierres rien que des pierres », repr ésentées plus de trois ans à Paris aussi !



Participation aux frais au chapeau.

Bar participatif où vous pouvez apporter à boire et de quoi grignoter. 



L'isba des arts: 38bis rue de Vitry 93100 Montreuil

Métro ligne 9 : Mairie de Montreuil (sortie Avenue Walwein) et 7 mns à pieds

Tel: 06 46 22 59 75 - contact@isbadesarts.fr ou sur isbadesarts.fr

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